Liberté...
Liberté
Prisonnière au fond d’une bouteille, écrit à l’encre sur du papier
Liberté
Jetée à la mer elle n’était plus prisonnière de la terre mais confiné dans une bouteille
Liberté
Fracassant les récifs, le geôlier de verre fût vaincu et enfin
Liberté
Pour se retrouver inscrit en lettre d’or sur la coque d’un voilier
Liberté
Voguant à travers les mers mais la substance du geôlier de verre était maintenant d’or
Liberté
L’usure du temps brisa le voilier, le sel et les minéraux dévorèrent l’or mais emprisonnèrent
Liberté
Un certain courant nommé Gulf Stream libéra
Liberté
Mais l’océan l’entraina sur un île qui ne demandait pas mieux que de garder captive
Liberté
Un marin esclave d’un navire marchand cherchant de l’eau pour ses maîtres entrevit
Liberté
La captura et l’enfouit profondément dans ses rêves qui chantaient
Liberté
Avec l’âge et la férocité des maîtres le rêve
Liberté
Devint cauchemar mais pour ses enfants, était encore vivante
Liberté
L’affranchissement des enfants devint inévitable et enfin pour eux
Liberté
Sans instruction, sans travail, sans nourriture et obligé de mendier pour conserver
Liberté
Banquiers et politiciens passant par là virent bien qu’il y avait une fortune dans le rêve
Liberté
Ils l’emprisonnèrent dans des liens que personnes ne pourraient briser,
ainsi sont nés les taux d’intérêt
et les prêts pour la consommation
mais on rêve toujours de……… Liberté
Pierre Groulx
Je peux te toucher...là?
J’m’en fous pas du mot qui rime
L’important c’est qu’il te touche
Si je te tire une larme
Et que t’en dort pas
Mais qu’au petit matin
Ce petit mot t’éveille enfin
Si j’te fais rire
Au lieu d’brailler
Si j’te décroche un sourire
Même un tout p’tit
Ben dis-le moi ça feras plaisir
Si mon p’tit mot
T’allume un p’tit désir
Une p’tite flamme
Envers ta flamme
Qu’est-ce que t’attend
Alimente le feu
Si ma p’tite phrase
Qui parle du monde
Pis d’les aimer
Pis tu rends compte
Que parle de toé
Tu vas p’t’être …….
T’aimer toé aussi
Si ma passion
Te grafigne un peu
Juste assez pour que ça t’démange
Ben gratte un peu
Ta passion t’attend
En d’sous d’la p’tite blessure
Pis si c’est ton cœur
Qui est fissuré
C’est que tu comprends
La blessure t’a pas tué
Pierre groulx
Mélancolie...
Que j’aurais aimé chanter
Comme Reggiani, Cohen
Mais je n’ai pas de voix
Et encore moins d’oreilles
Si à l’école on nous, m’avait enseigné
La poésie au lieu du catéchisme
La prose au lieu de l’algèbre
J’aurais écris l’amour
La tendresse, l’amitié
Sur des pétales de fleurs
Sur des accords compliqués
Semblables aux émotions
La colère à vaincre
Sur un papier de désespoir
Les maux intérieurs
Tuant le coeur
Et des lignes pour violons qui pleurent
Le départ ….
La passion pour orchestre à corde
En rouge et noir
Sur papier blanc
Vin rouge et blanc buvant
Tellement Le violoncelliste voudrait ma mort
La tristesse
Des enfants maltraités
Des handicapés
Physiques et mentaux
Sur une mélodie de flûte traversière
Tellement
La flûtiste mourrait de chagrin
La guerre et la paix
Seraient une explosion de percussion
Pour tous ces morts inutiles
Pour les enfants soldats
Et les mères et pères qui attendent
Un retour et non un drapeau sur une tombe
Tellement
Les percussionnistes feraient des cendres de leurs tambours
Le partage
Une symphonie de gouttes d’eau suspendues
Frapperaient les cymbales
De cents musiciens
Et viendraient finir leurs courses
Dans le verre de ceux qui ont soif
Pierre Groulx
Décalage
Veille allongé d’amis turbulents (ALLONGÉ –e)
Propos assaisonné de nouvelles épices
Infusion de discussion
Affirmation de position
Mainte fois remise en question
Entre la tête et le cœur
Réveil sans bruit, sans éveil
Les heures hémophiles ont coulé
Jours de raison endormant la passion
Eau coulante et filtre sans café
Café filtre sans eau
Éveil tardif qui bouscule
Passion comateuse
D’image provocantes
Pour un réseau de vies qui s’étale
Réaction d’éréthisme
Sur photo banale
Impatience passionnelle
De désirs oubliés
Efforts pour renaitre
Qu’on ne veut amorphe
Étincelle par procuration
Exaltation impétueuse
Émotions qui étançonnent
La charpente d’une vie en attente
Pierre Groulx
Barrière...
Un ex n’est jamais tout à fait un ex
Un ex est dans ta tête
Un ex est présent
Même passé
Et parfois dans un futur retour
Pensées d’un passé imparfait
D’un présent à refaire
Avec la pensée qu’on est un ex
Nous aussi
Et les enfants de l’ex
Qui voient l’ex
Qui aiment l’ex
Et qui t’aiment toi aussi
L’ex de l’ex
La vie continue
Tu rencontres d’autres ex
Qui parlent de leur ex
Qui te demandent
Si tu vois encore ton ex
Et parfois même
Ton ex sort avec son ex
Triste monde
De voir le monde en ex
Ex-cusez-là
Réflexion...
Tu danses dans ta cuisine
T’as la tête en musique
Des minutes de joies
On dit que c’est ça le bonheur
Celui de la tête
Mais comment va ton cœur ?
T’occupe ta tête
T’active ton corps
Les émotions des autres
Te font sentir un quéchose
En dedans
Mais ton ti cœur
Tu jases avec des fois ?
Ta tête a renoncé
Tu veux pus r’commencer
Ben, ben loin en dedans
y’a un air qui veux jouer
T’éteins ton cœur
Le son des autres, pour toi c’est assez ?
Conversation avec ton cœur
Qui se cristallise
Sur un trop tard, t’as trop donné
Un cri du cœur en cristal
Ça finit toujours par éclater
Quand tu le laisses tomber
Les miettes, t’es pas tanné d’les ramasser ?
Dans ton intérieur
Y’a des ruelles peu fréquentées
Où traine un cœur qui mendie
Un cœur qui a faim
Un sans-abri
Tu lui tires un paquet de change
Pour soulager ta conscience ?
Des étrangers lui donne des miettes
Juste assez pour le maintenir en vie
À l’automne d’une vie
Un cœur sans-abri dans une boite en carton
Au fond d’une ruelle intérieur
Avant que ton hiver arrive
Vas-tu l’oublier ?